Les ruines

Les ruines
C'est une bonne petite série B qui nous attend de pied ferme. « Les ruines » commence tout doucement avec une bande de Djeunes en vacances au Mexique. Cette petite bande décide de visiter les ruines d'une pyramide Aztèque méconnue du grand public. Arrivés sur le site, ils se retrouvent piégés par des villageois plus qu'hostiles à leur égard, et les forces à grimper au sommet de cette pyramide... Le cauchemar commence alors ! Le postulat est simple : Cinq jeunes individus coincés en haut d'une Pyramide et confrontés à un mal redoutable, totalement inconnu et terriblement dangereux! C'est avec la peur au ventre que nos héros vont essayer de survivre, de garder leur sang froid et ne pas sombrer dans la folie. Le film nous réserve des moments bien hard et bien gore: amputations, automutilation, tête explosée...Mais aussi des scènes flippantes...particulièrement lorsque les personnages se retrouvent coincés dans l'obscurité, à l'intérieur de la pyramide... Malgré cela, nous aurions apprécié un peu plus de scènes dans la pyramide...Là où le vrai danger et la vraie peur se sont installés. Un ptit peu plus de temps aux côtés des villageois...juste le temps de montrer leur savoir vis-à-vis des ruines aurait également était appréciable. On ne va pas trop se plaindre...Au final Carter Smith nous offre une bonne petite série B bien sympatoche, originale et pas mal violente...


7/10

Note des visiteurs : 7/10

# Posté le samedi 09 août 2008 04:05

Modifié le lundi 06 octobre 2008 10:55

Phénomènes

Phénomènes
Pour du Shyamalan, je dois dire que j'ai été relativement très déçu par ce film. Comme je l'ai déja pas mal lu, on attends tout du long à voir un twist révélateur et destructeur, qui en fait ne vient jamais. On nous fait réfléchir , on nous mets sur des fausses pistes, et tout ceci est totalement gratuit. En réalité ce film est un film de poseur, tappe à l'oeil, on a la forme mais aucun fond. Il est d'ailleurs marquant de constater que la bande originale se démarque de la qualité générale du film. Quand la BO est mieux que le film, c'est typique d'un film sans fond, je crois que c'est un point caractéristique au cinéma, mais aussi dans le jeu video. Que dire des dialogues et des relations entres les protagonistes, qui se revèlent totalement insipides du début, à la fin. Les conversations sont totalement impromptues, hors sujet j'allais dire. Celles-ci cassent complètement l'ambience, et sont totalement dépourvues d'interet psychologiques. Je dois dire que je trouvais Mark Whalberg plutot bon acteur jusqu'ici mais dans ce film, il est simplement médiocre, John Leguizamo et le role féminin ne relèvent en rien le niveau. On a l'impression que c'est totalement baclé, et pour le coup je trouve que cet opus de M Night Shyamalan est le moins bon au niveau du jeu d'acteur. En définitive, ce film manque cruellement d'inspiration contrairement aux précédents. On à l'impression qu'il a réfléchis plus aux scènes chocs gratuites et bizarement très violentes qu'à l'histoire, aux dialogues, et à la personalité des personnages. Night , sur ce coup la tu m'a décu , tu auras d'autre chances sans doute.


5/10

Note des visiteurs : 6,25/10

# Posté le jeudi 26 juin 2008 05:50

Modifié le samedi 22 novembre 2008 08:47

Diary of the dead

Diary of the dead
Un film sympa, astucieusement réalisé puisqu'il combine des prises de vue caméra à l'épaule façon blair witch, mais en 35mm au lieu de 16 (ce qui donne la sensation de réalisme tout en conservant une certaine esthétique), de caméras de surveillances et de fausses images d'archives téléchargées sur youtube (entre autre). Le fait que Romero ait inclus les nouveaux médias dans son film témoigne de sa volonté de toucher un large public. Mais le film souffre de plusieurs erreurs (à mon goût) qui ne correspondent pas à la Légende Romero. Premièrement, les touches d'humour placées ça et là rendent certaines scènes grotesques, alors que ces premiers films étaient noirs et corrosifs. Deuxièmement, l'absence de conflits internes rend le film un peu plat, c'est une bande de potes contre des zombies et basta... dommage, du coup on préfèrera 28 jours plus tard ou l'armée des morts. Troisièmement, les personnages semblent ne pas avoir de sentiments. Un mec filme sa copine en train de se faire attaquer par un zombie, mais n'intervient pas, un autre regarde son ami se faire attaquer sur un écran de contrôle sans intervenir alors qu'il en avait le temps, une fille tire une balle dans la tête de son petit ami et arrive à sortir une vanne 5 minutes après... et j'en passe. Pour finir, la voix off de narration est beaucoup trop moralisatrice, on nous reproche presque ce qui se passe dans le film alors que le phénomène des morts vivants n'a pas d'explication. En bref, on est Très Très loin de La nuit des morts vivants, mais c'est du Romero, donc respect!!! Et puis certaines scènes sont vraiment grandioses!!!


8/10


Note des visiteurs : 5,5/10
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# Posté le jeudi 26 juin 2008 05:45

Modifié le lundi 01 septembre 2008 03:41

Le village des damnés

Le village des damnés
Le Village des Damnés est un très bon remake d'un classique des films fantastiques des années 50-60. L'original (comme le remake) parlent d'une invasion extraterrestre. La première version pouvait être interprétée, comme bien souvent en pleine guerre froide, comme une parabole de la menace d'invasion communiste soviétique. Le film de Carpenter, ne pouvant pas traiter exactement du même (sous jacent) sujet, a modifié le scénario pour y mettre son message personnel du moment. Il est en effet dit dans la note de production que l'insensibilité des enfants face à leurs meurtres et l'absence de compassion qu'ils ont dans ce film est une dénonciation de notre société à ne plus s'émouvoir de la violence, sous toutes ses formes. Carpenter l'évoque de bien belle manière à-travers le sermon du prêtre interprété par Mark Hamill alias Luke Skywalker. Ainsi, on a beau avoir l'apparence humaine comme les enfants damnés, ce n'est pas cette apparence qui fait la caractéristique de l'homme. Pour les croyants, c'est l'âme qui fait l'humanité ou cette capacité à s'émouvoir, à ressentir et surtout dans la morale chrétienne, à compatir des souffrances d'autrui. C'était déjà ce manque de compassion, cet égoïsme mêlé de froideur cynique de certains hommes (les financiers, les conservateurs, pour ne pas les nommer) que Carpenter dénonçait dans son autre génial film " Invasion Los Angeles ". Outre son coté " série B " propre à certains (grands) films de Carpenter, l'histoire est comme toujours bien plus maligne qu'il n'y paraît. Dans la grande tradition des grands films d'anticipation ou du fantastique, l'histoire comporte une double lecture, à la fois ludique tout en portant un regard intéressant sur notre société. D'un point de vue technique, rien à dire. Les effets spéciaux discrets (Dieu merci ! Halte à la surenchère) sont sobrement fabriqués par un ingénieur d'I.L.M. Puis, encore une grande maîtrise du réalisateur qui dans son style habituel, très épuré, nous sert une réalisation quasi parfaite. Comme dans la plupart de ses films, le casting est (d)étonnant sans être parfois de qualité (mais tout à fait assumé et conscient). Avec Skywalker, on a en prime la joie de retrouver, en interprète principal, le très bon Christopher Reeves (Superman). Enfin, pour tout ceux qui, comme moi, ont adoré " Fog " du même hauteur, le tournage des Damnés s'est fait sur les mêmes lieux toujours aussi magnifiques.


8/10

Note des visiteurs : /10

# Posté le mardi 03 juin 2008 11:05

The descent

The descent
Un film d'horreur a-t-il nécessairement besoin d'être révolutionnaire pour être bon ? Non, et Neil Marshall le prouve avec "The Descent", dont la plus grand qualité n'est pas l'originalité de son scénario, à ceci près qu'il met en scène des personnages exclusivement féminins : 6 jeunes femmes qui partent explorer une grotte non-répertoriée, histoire de maximiser leur lot de sensations fortes. Là, pour le coup, elles sont servies, lorsqu'elles tombent nez-à-nez avec les habitants de la caverne, physiquement proches de Gollum. Mais, malheureusement pour nos aventurières, la rencontre va vite passer du "Seigneur des anneaux" au "Silence des agneaux", quand les créatures vont plus chercher à les bouffer qu'à leur voler leurs bagues. Et c'est dans cet espace confiné à forte teneur anxiogène que Marshall s'amuse avec nos nerfs, et certaines des angoisses les plus répandues : claustrophobie, peur du noir, du vide...soit quelques éléments-clés de la panoplie du "Film qui met mal à l'aise". Ce que n'arrangent pas un habile jeu sur la lumière, ni les scènes gores (avec leur chapelet de détails, parfois cheap mais jamais ridicules) climax d'un long métrage qui, à mesure que ses héroïnes descendent dans les entrailles de la grotte, progresse vers l'horreur pure : si la nuée de chauve-souris du début peut faire sourire, l'éboulement et la fracture ouverte d'un personnage font nettement grimper la tension, jusqu'à la rencontre avec les monstres, qui donne le coup d'envoi du bain de sang (au propre comme au figuré), tout en révélant une animalité jusqu'ici insoupçonnée chez certaines, et les font faire jeu égal, dans la violence, avec leurs agresseurs. Suggestion, bon sentiments et concession ne sont donc pas au programme de cette équipée sauvage, pas plus que le traditionnel happy-end, auquel Marshall déroge avec une belle ironie, augmentant ainsi l'efficacité de son deuxième film, tandis que le nombre de volontaires pour un baptême de spéléo risque, lui, de baisser.


8/10

Note des visiteurs : 8/10

# Posté le mardi 03 juin 2008 10:59

Modifié le mardi 02 septembre 2008 04:25