1977: deux respirations mythiques entrent dans la mémoire collective pour la hanter à jamais. La respiration froide et glacée de Darth Vader, et les soupirs secs et malades de Mater Suspirorum! Ayant enfin réussi à me procurer la copie Wild Side, j'ai pu le revoir et ma première impression est confirmée, ce film est bel et bien un chef d'oeuvre pour moi. Mais je pense que pour le voir il est impératif d'être dans une salle de cinéma et de le voir la nuit, de préférence donc à l'heure où l'on est censé rêver. Car selon moi, le métrage que nous livre Dario Argento est plus proche d'un rêve (ou cauchemard), ou même d'un conte maléfique rêvé et truffé de pièges plutôt, que d'un film classique. Ce qui peut aisément expliquer l'utilisation des couleurs, le symbolisme de certaines scènes, et l'absence de logique au profit de rechercher l'effet le plus puissant sur le spectateur. Non seulement les images sont magnifiques, mais la musique de Goblin achève de polir l'onirisme du film, et de terrifier le spectateur. La seule chose que je reproche au film est d'être inégal en terme de rythme, mais la beauté des images réussit à palier ce manque de rythme pour ceux qui découvrent le film dans des conditions optimales. Toutefois on retrouve l'obsession d'Argento pour la mémoire et les détails mal interprétés ou inaperçus par le spectateur et les personnages. Car le visuel retient certes l'attention, mais l'élément de résolution est purement sonore. D'ailleurs les seuls personnages qui perçent le secret de l'école sont ceux capables d'écouter, ce qui naturellement coûtera la vie à certains. En somme, un film à conseiller.
9/10
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